Ceci n'est que la partie emergée de l'iceberg.,
Les autres se trouvent dans mon blog-images
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Ceci n'est que la partie emergée de l'iceberg.,
Les autres se trouvent dans mon blog-images
Je voudrais soumettre une proposition à but lucratif pour tout le monde, au sujet de certaines de mes productions. Vous pourrez en tirer profit vous aussi si vous jouez le
jeu. Cela peut intéresser les pays d'Afrique noire, les coloristes, ou tout autre entreprise qui a besoin de motifs de décoration.
Frédéric Morival
9,
route de Bretagne
14760
Bretteville-sur-Odon
J'ai fait le nécessaire pour protéger les idées que je voulais vous soumettre, en particulier aux personnes
intéressées.
Regardez bien dans mes photos la rubrique "pastels". Ce sont des oeuvres personnelles que j'ai réalisées ces dix dernières années. J'ai les oeuvres originales chez moi. Je les vends aux
plus offrants capables de les reproduire sur toutes sortes d'objets de tous les jours.
- vêtements, tissus, robes, pantalons, nappes, cartons à dessins, matériel scolaire, papiers peints, mobiliers.
Je n'ai pas tout mis sur mon blog et je continue à dessiner de nouveaux motifs, à un rythme régulier. Si vous vous manifestez je mettrai sur le net les autres pastels. Mais je vous invite à vous
déplacer jusque chez moi pour vous rendre compte sur place de la qualité de mes oeuvres et leurs couleurs chaudes propres à l'Afrique.
Regardez, venez et faites-moi une offre pour avoir le droit de reproduire mes graphismes. Ils sont uniques.
soyez nombreux à me contacter !
J'écoutais les conversations entre Mélany et leurs relations américaines mais je n'y comprennais pas grand-chose. André parlait aussi couremment l'anglais, mais
aussi l'italien, voire même l'espagnol. Avec mon anglais basique et ma voix basse je ne pouvais participer à aucune discussion. Donc je continuais à me croire ignoré, voire oublié. Je n'étais pas
leur valêt pour Mélany comme je le supposais. Et je n'arrivais pas à exprimer mon désarroi qui était visible sur mon visage. Je pensais aux vacances ennuyeuses que je passais tous les ans au même
endroit depuis 40 ans.
Vers la fin de la première semaine, nous étions toujours sur la côte est des Etats-Unis. Nous nous rendîmes tous les trois en voiture chez une famille juive pratiquante. La maison de ces nouveaux
hôtes se situait au bord de l'Atlantique, à trois heures de route de New-York. Je ne savais pas dans quelle direction nous étions partis.
Je me trouvais vraiment dans l'Amérique profonde, vide de touristes, au sein d'une famille aux traditions rigides, comme celle du film français tourné dans le Sentier à Paris.
Ce vendredi-là, nous étions allés nous reposer sur la plage privée de nos hôtes. Je continuais à souffrir de maux de ventre j'avais attrapé de gros coups de soleil et je n'avais pas encore trouvé
de casquette à ma taille pour me protéger du soleil.
Nous allions dormir à trois dans une chambre de neuf mêtres-carrés. Et le soir j'assistais pour la première fois à des rituels juifs, avant de commencer le repas.Le film La vérité si je ments
n'était pas une caricature. Mais ça ne me gênait pas. Prière du vin, du gros sel jeté sur le pain, et les convives qui se lavaient les mains. Il y avait aussi une femme rabbin qui distribuait ce
même pain. Les invités se servaient dans la cuisine, et les hôtes suivaient. D'instinct, j'attendis avant de commencer à manger, et je me demandais ce qu'on pouvait avaler en dehors du poulet
froid, du riz sauvage et des poivrons crûs au cours de ces repas.
Une fois de plus, Mélany monopolisait la parole, sans me traduire un seul mot, ou me faire participer à la conversation. Je pensais au nombre de cigrettes qu'elle fumait : une par quart d'heure,
douze pendant le trajet qui nous avait amenés ici. Je ne savais plus où j'étais, cela ne ressemblait guère à ce que j'avais rencontré. Je vivais un rêve qui tournait au cauchemard., à cause des
exigences draconniennes de propreté qui supprimaient toutes sortes de libertés.. Je n'osais plus décider de ma tenue vestimentaire, il y avait toujours un truc qui n'allait pas.Je n'osais plus
participer à une conversation, car "ça ne se faisait pas d'interrompre quelqu'un.".
André aimait les lieux déserts, comme cette plage privée où nous nous étions "reposés" assez souvent. Je me tournais le bourrichon pour savoir ce que j'avais encore le droit de faire, après
ce repas juif que je ne blâme pas, où chaque geste était écrit dans les textes sacrés. Comment tenir sa fourchette, quoi boire, que dire sans choquer, ou bien si on pouvait se
resservir d'un plat.
Je paniquais toujours plus à l'idée d'être en Amérique, même si cela devait me marquer longtemps après mon retour.
Nouvelles intolérances : je ronflais, alors mon frère me tirait de mon sommeil. Et là tout le reste de mon séjour était foutu à cause de ce problème contre lequel je ne pouvais
rien.
Mélany n'était pas toujours sympa avec moi. Mais à présent je m'habillais autrement, je ne tâchais plus mes habits et je suivais sans lever le petit doigt mes
guides comme un gentil toutou tirant sur sa laisse.
Ne connaissant rien de ce bled, je ne pouvais pas choisir les endroits qui auraient pu m'intéresser. Les routes empruntées par les New-Yorkais étaient interminables et peu pratiques pour les
Européens.
André conduisait vite et avec habileté, Mélany était plus prudente. J'avais de plus en plus mal au ventre à force de ne manger que des salades et de l'eau fade genre Hépar Nous étions
baignés dans une grande rivière, où il n'y avait personne. Au milieu d'une grande forêt où j'admirais les arbres immenses qui laissaient mes compagnons indifférents. J'avais peur d'attraper
une maladie mortelle comme la thyphoïde, ou de choper des tiques ici dont les piqûres pouvaient être fatales.J'étais un poids pour mes guides, peut-être disaient-ils du mal de moi du fait de me
trainer derrière eux. Qu'avait-elle pu dire à mon sujet aux hôtes successifs qui nous avaient reçus ? Que j'étais un porc, ou un ours mal léché qui ne savait pas se tenir à table !
Le soir suivant, nous étions allés dîner chez le cousin de Mélany et sa famille. André ne m'informait jamais de ce qu'on allait faire. Je croyais que nous dormirions là, et j'étais prêt à aller
me coucher chez ce ménage. En fait nous rentrâmes en fait aux alentours d'une heure du matin, dans l'appartement immense de la soeur de Mélany, Pénélope.
Cette courte nuit encore toute ma bile accumulée dans la journée hantait mes rêves. J'en avais ma claque de ce séjour aux USA. Et dire que c'était mon cadeau d'anniversaire ! Je n'avais jamais vu
mon frère me faire une fleur sans raison.
Ce matin, le couple de tourtereaux m'avait laissé seul dans l'appartement de Pénélope. Ils étaient allés réparer le véhicule que nous avaient prêtés les parents de Mélany. Dès le premier jour ma
belle-soeur avait éraflé le côté droit de la toyota en arrachant le rétroviseur.
Je me rappelerais pendant logtemps ce premier jour de 35 heures sans me coucher. Et de m'être réveillé le matin à quatre heures, sans plus pouvoir me rendormir.
Marcher, rouler sans arrêt, le métro, le taxi et les odeurs infectes des restaurants chinois. Et puis les plats dégoulinants de sauce et de fromage fondu. Ils me verraient me faire des tâches
sans arrêt, ne pas laver les assièttes du petit-déjeuner... Eux n'étaient pas très propres en revenant de leur première sortie sans moi..
...j'étais encore rentré à deux heures du matin, et je ne prenais pas de plaisir à faire les activités au programme. Le shopping à New-York serait plus amusant si je pouvais aller où je voulais
sans perdre mes guides de vue dans la foule new-yorkaise.
J'étais mené par le bout du nez avec cette fille. Je ne demandais pas de super-restaurants pour y engloutir mon budget vacances. C'était super sympa de me refaire ma garde-robe, mes cheveux, ma
barbe ou mon corps. Je devais faire attention à tout, à être sur mon 31 en permanence.
Est-ce-que je continuerais à être comme-ça, quand je serais rentré, plus les remontrances de ma famille ? Rester aux USA ou revenir, c'était pareil. Assis entre deux continents, je l'étais, avec
ce cadeau si merveilleux. C'était à se flinguer sur le champ, et à Mélany d'en rire jaune.
Chapître 5
J'étais installé au premier étage de la maison.Mes guides couchaient dans une autre chambre en face de la mienne.
La vieille dame cubaine gérait la propriété mais elle ne parlait pas un mot d'anglais. Elle préparait les repas, cousait les vêtements, et faisait le ménage. Mélany m'assurait que tout ce que je
buvais et mangeais était fait maison et 100% naturel, boisson et nourriture.
Le repas ce soir-là fut copieux. Des tranches de grosses bananes frites, de la viande en sauce, du riz sec et de la salade. Le dessert fut servi dehors.
Dans mon lit cette nuit-là je n'arrivais pas à trouver le sommeil, car je cogitais beaucoup dans mon esprit troublé. New-York y était très présent, et mon estomac était retourné par ses
moeurs culinaires. Cette expérience était-elle une nouvelle épreuve après mes autres souffrances existentielles. J'étais dans un autre univers que je n'avais pas le temps d'apprécier à sa juste
valeur.
Première panique dans le métro, avec ma veste légère, et mes bras de chemise. Ces restaurants chinois aux odeurs écoeurantes, sans autres touristes qu'André et moi, et notre guide Mélany.
Tout cela m'avait donné une idée bouleversante sur la société américaine.
Mais dans le fond, je n'étais plus pressé de rentrer chez moi.Je pensais au spectacle familial que je retrouverais à Mézy et à Caen. Ce qu'il y avait ici n'était pas pire. Ma petite chambre
encombrée, mes livres illisibles que je ne peux plus ranger, à cause de mon père qui se roule par terre chaque fois que j'achète quelque-chose d'indispensable. Revenu à Caen, je reprendrais mes
mauvaises habitudes. Les leçons de savoir-vivre de mon frère seraient vite oubliées.
André me rendait responsable de la très grande fatigue de Maman, parce que je la laissais tout faire à la maison. Je me culpabilisais assez comme ça pour qu'on me rappele à chaque fois les quatre
vérités.
Ils disaient assez ce qu'ils pensaient de moi aussi il était inutile de leur demander si ça allait ou pas depuis que je voyageais avec eux. J'avais peur de dire et de faire des gaffes chez
les hôtes américains qui nous accueillaient dans leur ranch. J'étais comme un gamin qui quittait ses parents pour la première fois et qui se trouvait démuni de tout dans une colonie de
vacances.
Mélany ordonnait, j'obeissais aussitôt, sans négocier. Je ne voulais pas compliquer la situation, ni leur montrer comment je pouvais me mettre en colère comme autrefois. Mélany irait me diffammer
en disant que j'étais odieux pendant ce séjour US. Remontrances par devant et par derrière, aucun compliment en face, même quand ils étaient mérités.
On faisait beaucoup de choses, et on était hyper-actifs. Nous restâmes deux jours dans la grande propriété. Il ne pleuvait plus ici depuis le mois de mai de cette année. Une journée entière me
fut consacrée à l'achat d'une nouvelle garde-robe. 250 km étaient parcourus pour arriver à trouver des vêtements à ma mesure. Costuume, ceintures, chemises, sous-vêtements, je revenais du magasin
avec de quoi refaire mon look entièrement.
Une fois rentrés de nos achats loin de la ferme, le copain-coiffeur de Mélany coupa les deux-tiers de ma barbe et une bonne partie de mes cheveux. Mon nouveau look ne me plaisait pas
tout-à-fait, car j'avais l'air d'un gay à présent.
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